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Il y a 55 ans, John Fitzgerald Kennedy est assassiné

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John Fitzgerald Kennedy, le 22 novembre 1963 à Dallas (USA), quelques secondes avant sa mort

Il y a 55 ans jour pour jour, le 35e président des États-Unis, John Fitzgerald Kennedy est assassiné dans le Texas, à Dallas.

C’est le 22 novembre 1963 à 12h30 que le 35e président des États-Unis, John Fitzgerald Kennedy, élu le 08 novembre 1960 est assassiné à Dallas dans le Texas. 55 ans après sa mort, celle-ci reste toujours un mystère, le moment pour effectuer un retour dans l’Histoire.

John Fitzgerald Kennedy, souvent désigné par ses initiales JFK est né le 29 mai 1917 à Brookline dans le Massachusets dans une banlieue huppée de Boston. Il est le second d’une famille qui compte neuf enfants. Son père, Joseph Patrick Kennedy, qui a fait fortune dans les années 1930 et Rose Fitzgerald, fille du maire de Boston, John Francis Fitzgerald. Son père soutient Roosevelt lors de l’éléction de 1933, envisage de se présenter à sa succession et devient ambassadeur des États-Unis au Royaume Uni en 1938. JFK reçoit une éducation dans la Choate School, une des meilleures écoles privées à Wallingord dans le Connecticut. En septembre 1935, il intègre la London School of Economics mais doit interrompre ses études car il est atteint de jaunisse. Il intègre ensuite l’université de Priceton mais doit encore interrompre ses études et se fait hospitalier à l’hôpital Brigham de Boston où les médecins lui diagnostiquent une possible leucémie. L’année suivante, en septembre 1936, il intègre Harvard.

Photo de JFK

Après ses études, au printemps 1941, Kennedy veut s’enrôler dans l’armée, mais est malheureusement déclaré inapte en raison de ses problèmes de dos car il est né avec une colonne vertébrale instable. Il est d’ailleurs obligé d’utiliser des béquilles cachées au public, à se reposer fréquemment dans son fauteuil à bascule devenu célèbre et à porter un corset dorsal de 20 centimètres. Mais il est tout de même mobilisé à l’arrière. Il obtient de servir sur plusieurs navires de la flotte américaine du Pacifique et il devient commandant d’un patrouilleur avec le grade de Lieutenant.

Le à deux heures du matin, son patrouilleur, le PT-109, est coupé en deux par le destroyer japonais Amagiri au large des îles Salomon. Kennedy est projeté sur le pont et se blesse au dos, ce qui aggrave ses douleurs ; en mer, il réussit malgré tout à haler un membre de son équipage blessé sur près de cinq kilomètres et à mettre pied sur une île, d’où il nage pour donner l’alerte : son équipage est récupéré. Ce fait d’armes lui vaut la Navy and Marine Corps Medal avec la citation suivante :

« Pour sa conduite extrêmement héroïque comme officier commandant de la vedette lance-torpilles PT 109, après la collision et le naufrage de ce vaisseau, sur le théâtre de la guerre du Pacifique, les 1er et 2 août 1943. Peu soucieux du danger personnel, le lieutenant Kennedy a bravé sans hésitation les difficultés et les risques de l’obscurité pour diriger les opérations de sauvetage, nageant plusieurs heures pour trouver de l’aide et de la nourriture après avoir réussi à ramener son équipage à terre. Son remarquable courage, sa ténacité et ses qualités de chef ont permis de sauver plusieurs vies, conformément aux plus hautes traditions de la Marine des États-Unis. »

JFK participe également à l’évacuation de Marines encerclés par les Japonais lors du raid sur Choiseul le 2 novembre 1943. Il reçevra en tout 6 récompenses militaires, la Navy and Marine Corps Medal, la Purple Heart, l’American Defense Service Medal, l’American Campaign Medal, L’Asiatic-Pacific Campaign Medal (avec 3 étoiles de service) et la World War II Victory Medal.

De sénateur du Massachusets à Président des États-Unis

Après la Seconde Guerre mondiale, Kennedy commence une carrière politique en se faisant élire en 1946 à la Chambre des représentants dans une circonscription à majorité démocrate. Il est réélu deux fois, en 1948 et en 1950 malgré ses positions qui ne sont pas toujours en accord avec celles du président Harry S. Truman ou du Parti Démocrate.

Il 1952, il est candidat au siège de sénateur avec le slogan « Kennedy en fera plus pour le Massachusets ». Il réussit à battre à l’aide de sa famille le sénateur sortant Henry Cabot Lodge Jr en obtenant 51.5% des voix. Il est réélu sénateur en 1958 avec 73.2% des suffraches face au républicain Vincent J. Celeste.

Inauguration officielle du président Kennedy, le 20 janvier 1961

Après 14 ans de siège en tant que sénateur, Kennedy voit plus loin : devenir le président des États-Unis. Il se déclare donc candidat pour succéder à Eisenhower le 2 janvier 1960. Dans sa déclaration, il insiste sur la nécessité d’un « désarmement mondial », qualifiant la course aux armements de « fardeau ». Rappelons d’ailleurs que Kennedy se présente à la présidence en plein milieu de la Guerre Froide entre l’URSS et les États-Unis. En septembre et octobre 1960, il débat contre Richard Nixon pour la première fois à la télévision. Nixon paraît nerveux, en sueur et mal rasé. De plus, une douleur au genou le fait souffrir. Par conséquent, Nixon « passe » mal à l’écran face à un Kennedy calme et maître de lui. Ces débats restent tout de même considérés comme fondateurs, car pour la première fois, la manière de se tenir devant une caméra devient un élément important dans une élection.

L’élection a lieu le 8 novembre 1960. Évidemment, Kennedy l’emporte et bat Nixon à seulement 120 000 voix. Il est aussi le premier président, ainsi que le dernier, à être de religion catholique.

La présidence de Kennedy

JFK entre en fonction le 20 janvier 1961 à l’âge de 43 ans. D’ailleurs, son discours ce jour là est resté dans la mémoire des Américains :

« Vous qui, comme moi, êtes Américains, ne vous demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, mais demandez-vous ce que vous pouvez faire pour votre pays. Vous qui, comme moi, êtes citoyens du monde, ne vous demandez pas ce que les États-Unis peuvent faire pour le monde, mais demandez-vous ce que vous pouvez faire pour le monde »

John Fitzgerald Kennedy, 20 janvier 1961

Le mandat de Kennedy est marqué la guerre froide entre l’Union soviétique (Ex-URSS) et les États-Unis et les crises majeures destinées à contrer l’expansion communiste. Au début de sa présidence, il pense que le monde peut s’améliorer par des moyens pacifiques et il crée les régiments de la paix. Ce programme existe toujours et permet à des volontaires américains d’aider les pays en développement dans les domaines de l’éducation, de l’agriculture, de la santé et du bâtiment.

Les relations avec la France de Charles de Gaulle sont constantes mais tendues, les deux dirigeants ont cependant un grand respect l’un pour l’autre et le peuple français a une certaine admiration pour les Kennedy ; ils sont notamment fiers que sa femme, Jacqueline Bouvier de son nom de jeune fille, ait des racines françaises. La volonté de Charles de Gaulle d’accroître la puissance militaire et économique de la France produit de vives tensions entre les deux hommes : d’après Ted Sorensen, dans un moment de colère Kennedy aurait traité de Gaulle de « salopard ».

La crise des missiles de Cuba montre que le risque d’une guerre nucléaire n’est pas négligeable et que les États-Unis et l’URSS sont « au bord du gouffre », d’où une attitude plus mesurée en Europe. Cette attitude est d’ailleurs déjà effective avant cette crise, comme le prouve le fait que les Américains restent passifs lorsque l’Allemagne de l’Est lance la construction du mur de Berlin dans la nuit du 12 au 13 août 1961 et que les pays du bloc de l’Est rendent leurs frontières quasiment étanches. Après une tentative de retrait, Kennedy essaie malgré tout de contenir l’expansion soviétique en envoyant des conseillers militaires, puis des troupes, au Viêt Nam. En octobre 1963, il signe un mémorandum ordonnant le retrait de 1 000 soldats du Viêt Nam avant la fin de 1963 car il pensait la guerre bientôt gagnée. Ce mémorandum sera annulé par Lyndon B. Johnson.

Cependant, une facette moins connue du personnage présente l’ex-président démocrate comme un artisan majeur de l’escalade de la guerre du Viêt Nam, en ayant directement été à l’origine d’un coup d’État militaire fomenté contre le président sud-vietnamien Ngô Đình Diệm, voire le commanditaire direct de l’assassinat de celui-ci, parce que Diệm était opposé à un accroissement de l’engagement militaire américain au Vietnam et envisageait de rompre l’alliance de son pays avec les États-Unis.

En politique intérieure, Kennedy milite contre la ségrégation raciale (NDLR : à voir dans le film Détroit), en prenant pour modèle Abraham Lincoln. Il soutient également Martin Luther King Jr. et le rencontre lors de sa marche sur Washington en 1963.

Si les presque trois ans de présidence de Kennedy se sont accompagnés de plusieurs mesures notables (conquête de l’espace, début de la déségrégation, Corps de la Paix), les historiens sont partagés sur l’importance du mandat de Kennedy dans l’histoire américaine. Élu de justesse, il a accru l’engagement des États-Unis au Vietnam, a initié le débarquement de la baie des Cochons, n’a pas empêché la construction du mur de Berlin, a approuvé la mise sur écoute par le FBI de Martin Luther King Jr., soutenu des coups d’État et l’assassinat de dirigeants étrangers en Amérique latine, en Irak et au Vietnam, avait des liens avec la mafia et n’a pas mené à bien la baisse d’impôts qu’il avait initialement promise. Il aura notamment prononcé le discours « Ich bin ein Berliner » le 26 juin 1963 à Berlin, quelques mois avant sa mort.

L’Assassinat de Kennedy

Lee Harvey Oswald en 1963

Le 22 novembre 1963, lors d’une visite pré-électorale de John F. Kennedy à Dallas, le cortège présidentiel traverse la ville à petite vitesse, salué par la foule amassé. Alors que la limousine décapotée du président passe sur vers 12h30, des coups de feu éclatent. Kennedy est tout d’abord blessé au cou, tandis que le gouverneur Connally, assis devant lui, est blessé à la poitrine. Puis une balle atteint le président à l’arrière de la tête, endommageant gravement la partie arrière de son crâne, et ressort probablement par la tempe droite. Le président, après de vains efforts de réanimation est déclaré mort à 13h. Une chasse à l’homme est donc organisée pour retrouver le tueur présumé du président, et cela fonctionne. Selon les enquêtes officielles, c’est Lee Harvey Oswald qui aurait assassiné seul le président. Le tueur présumé, Oswald est assassiné deux jours plus tard à 24 ans par Jack Ruby. Mais une seconde enquête, cette fois-ci mandatée par la Chambre des représentants estiment en 1979 qu’il y a eu au moins deux tireurs donc conspiration. Cette pour cette raison d’ailleurs que de nombreuses théories ont fait face : ce serait son vice-président qui aurait commandité l’assassinat afin de reprendre sa place et pleins d’autres conspirations qui ne sont pas compliquées à trouver.

Dealey Plaza à Dallas (Texas) en 2003. Le bâtiment de couleur orange serait l’endroit où Oswald aurait tiré sur JFK

D’ailleurs, pour faire taire les théories, le président actuel des États-Unis, Donald Trump a autorisé le 21 octobre 2017 à déclassifier 2 891 documents sur cet assassinat. Ils sont d’ailleurs pour les plus curieux, disponible à la consultation sur une page mise en place par le gouvernement américain. La mort de Kennedy est aujourd’hui l’une des « théories du complot » la plus évoquée.

L’assassinat de JFK a d’ailleurs inspiré Stephen King dans son roman 22.11.63 adapté par la suite en 2016 en série télévisée sous le même nom. Dans celle-ci, on retrouve « Jake » qui doit absolument empêcher la mort de Kennedy en revenant à sa période. Mais ça, c’est une autre histoire.

 

Étudiant en L qui voudrait devenir journaliste. Animateur sur la radio locale et associative Graf'Hit tous les mercredis entre 14 heures et 15 heures

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