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Compiègne : Journée de mobilisation tendue.

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Ce samedi 31 mars 2018 est marqué par une journée forte en mobilisations, mais c’est aussi une journée tendue.

La première manifestation est celle d’AVA (Abolissons la Vénerie Aujourd’hui) qui a appelé les citoyens à manifester contre la chasse à courre ce samedi en se réunissant à l’entrée du pont Louis-XV vers 10 heures.

Logo de l’association AVA

 

 

 

 

 

 

Le cortège à été lancé vers 10h30 en direction du centre-ville de la cité Impériale. Une manifestation qui a été très surveillée par les forces de l’ordre qui ont dévié le tracé prévu sous les huées des manifestants. Le convoi a ensuite été jusqu’au Palais Impérial de Compiègne où une représentante d’AVA a présenté le concept de la chasse à courre et a proposer aux manifestants de rejoindre le mouvement AVA.

La chasse à courre (aussi appelée « vénerie ») est une pratique aristocratique qui consiste à poursuivre un animal jusqu’à ce qu’épuisé, il se laisse mourir.
L’équipage est composé de nombreux cavaliers, d’une meute de chiens, de suiveurs en 4×4, et même d’un bateau pour pouvoir achever l’animal réfugié dans des plans d’eau. Il ne s’agit pas ici de réguler la faune sauvage, ni même de manger la bête chassée. Une fois l’animal rattrapé, on le poignarde puis on laisse les chiens le dépecer, souvent encore vivant. Sa tête est conservée comme trophée et ses pattes offertes à des invités. Les restes de son corps sont souvent abandonnés dans la forêt ou jetés.
Le jeu consiste à torturer des animaux uniquement pour se divertir. Au-delà de la barbarie qui s’en dégage, la chasse à courre est un danger pour nous, les riverains. Les violations des lois sont fréquentes: routes bloquéesaccidents liés aux traversées d’animaux et de véhicules… Souvent, la traque se termine en ville, ou même dans des jardins privés, les veneurs n’hésitant pas à s’y introduire de force pour achever l’animal qui s’y était réfugié.

« Sport » de prédilection des monarques, de François 1er à Napoléon III, cette tradition féodale perdure aujourd’hui dans nos forêts.
Le Maître d’équipage, entouré de sa cour de valets, piqueux et autres suiveurs, part en chasse plusieurs fois par semaine dans le fief qu’ils louent rubis sur l’ongle à l’ONF, pour des périodes de 12 ans. Si, encore de nos jours, les veneurs s’imposent et s’approprient la forêt, c’est qu’ils bénéficient d’une protection en haut lieu, et de lois sur mesure: délit d’entrave à la chasse, droit de suite etc. Même à tort, leur réseau leur assure une impunité totale, et cela malgré une opposition massive de la population (un sondage a été effectué en 2010 et donnait 75% des personnes interrogées pour son interdiction, 85% la décrivant aussi comme cruelle, et 76% comme obsolète).

La chasse à courre est intolérable, il faut l’abolir !
Beaucoup d’associations nationales se sont déjà prononcées contre cette pratique (La SPA, la Fondation Bardot, L214…) mais c’est à nous, habitants des villes forestières de prendre les choses en main. C’est pour cette raison que AVA s’est créé, pour agglomérer les bonnes volontés et commencer à agir chez nous, en développant une solidarité chez tous ceux que cette pratique révolte !

Source : ava-picardie.org

Tracé du convoi / Infographie GeekStation

Au final, plus de 1000 manifestants ont soutenu la cause d’AVA ce samedi. Ce samedi 31 mars marque la fin de la saison de chasse à courre. Une saison qui a été émaillée de plusieurs incidents entre veneurs et opposants à cette pratique.

Carrefour Venette en grève avec F.O

Les manifestants qui bloquent l’entrée du parking de Carrefour Venette / GS

Au Carrefour Venette, forte mobilisation des salariés pour l’emploi et le pouvoir d’achat

Au moins 300 magasins intégrés ont été impactés par le mouvement de grève lancé par FO et la CFDT, et relayé séparément par la CGT, au lendemain d’une mobilisation dans les entrepôts.

La CFDT a recensé 170 hypermarchés (sur 220) mobilisés et 130 supermarchés (sur environ 470), avec un taux de grévistes avoisinant « 50% ». Pour FO, 180 hypermarchés étaient dans le mouvement, dont « entre 40 et 50 fermés ou complètement bloqués ». Le premier syndicat du groupe a aussi recensé 80 magasins de proximité fermés.

Le groupe Carrefour a lui même fait état d’hypermarchés fermés, une « première » selon Sylvain Macé (CFDT). A midi, « 80% » des hypermarchés étaient « ouverts » (soit 20% fermés, ce qui équivaut à une quarantaine) et « 100% » des supermarchés », a souligné la direction.

Au-delà des suppressions de postes annoncées -2.400 dans les sièges via un plan de départs volontaires, 2.300 via un plan social dans les magasins de proximité (273 ex-Dia qui vont fermer)-, les syndicats protestent contre le passage en location gérance d’hypermarchés (cinq confirmés, une quarantaine visés selon eux).

Ils s’inquiètent aussi de l’impact sur l’emploi d’autres mesures du plan Bompard (logistique, réduction de 100.000 m2 des surfaces des hypermarchés).

« Nous comprenons que les projets de transformation puissent susciter de l’inquiétude chez certains de nos salariés », a admis Pascal Clouzard, directeur exécutif de Carrefour France, dans une réaction adressée à l’AFP. Mais, « si nous souhaitons pérenniser et développer notre activité économique, et donc nos emplois, nous devons impérativement nous transformer », a-t-il ajouté.

Chez les salariés, l’annonce récente d’une participation moyenne de 57 euros, contre 610 l’an dernier, vue comme une « aumône » ou un « pourboire », a aussi catalysé la colère.

« Bien consciente de l’impact sur le pouvoir d’achat » de cette baisse, la direction a proposé mi-mars de relever ce montant à 407 euros, via un complément forfaitaire d’intéressement. Sans désamorcer la fronde.

Les actionnaires vont toucher, eux, 356 millions d’euros de dividendes, font valoir les syndicats qui anticipent aussi des négociations salariales au rabais.

« Augmenter les salaires, pas les dividendes des actionnaires », proclamait une pancarte dans les rassemblements. « On s’est dit qu’on allait arrêter de payer pour les actionnaires », a relevé Olivier Ginestar (CGT), devant l’hypermarché de Lomme (Nord), fermé samedi et où se sont rendus les députés LFI Adrien Quatennens et Ugo Bernalicis.

Côté syndicats, le mouvement traduit aussi la crispation du dialogue social, dont tous dénoncent unanimement la « dégradation ». Il est « rompu, c’est marche ou crève », relevait à Marseille Smaïl Ait Atman (CFDT).

Pour FO, qui a déjà annoncé qu’il ne signerait pas le projet d’accord sur le plan de départs volontaires, comme pour la CFDT, « la balle est dans le camp » de la direction. Si d’autres actions ne sont « pas exclues », « l’objectif » est un « retour à la négociation », souligne Michel Enguelz. Il faut « rétablir le dialogue social qui a existé (chez Carrefour) pendant 30 ans », a plaidé M. Macé.

 

Étudiant en L qui voudrait devenir journaliste. Animateur sur la radio locale et associative Graf'Hit tous les mercredis entre 14 heures et 15 heures

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