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Cartes éléctorales Françaises

Emmanuel Macron ou Marine Le Pen ? Au terme d’une campagne inédite et électrique, les Français choisissent dimanche le huitième président de la Ve République, entre un novice en politique à l’ascension inattendue et une candidate d’extrême droite.

Résultats de participation à midi

A la mi-journée, la participation atteignait 28,23%, quasi-stable par rapport au premier tour mais en légère baisse par rapport au second tour de 2012.

La participation est un des enjeux de cette élection cruciale, nichée au coeur d’un week-end de trois jours. Elle pourrait être moindre qu’au 1er tour, une situation rare dans l’histoire de la Ve République où traditionnellement les Français se déplacent davantage au second tour.

Les 66.546 bureaux de vote fermeront à 19H00, voire 20H00 dans les grandes villes.

M. Macron a voté peu

M. Macron (En Marche!) vote

avant 11H00, en compagnie de son épouse, au Touquet, après s’être livré à un petit bain de foule devant sa maison. Il devait dans la foulée rejoindre son quartier général à Paris. S’il l’emporte, la fête se tiendra dans la cour du Louvre.

 

Mme Le Pen a voté dans son fief d’Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), où des Femen ont déployé sur l’église une banderole “Marine au pouvoir, Marianne au désespoir”.

Peu avant, François Hollande avait voté dans son fief de Tulle (Corrèze) vers 10H00, avant de regagner Paris dans l’après-midi pour y suivre à l’Élysée, avec les membres de son gouvernement, la soirée électorale.

Mme Le Pen (FN) vote

“C’est toujours un acte important, significatif, lourd de conséquence, voilà pourquoi il faut voter”

a-t-il déclaré, avant de mettre son bulletin dans l’urne devant de nombreux journalistes.

Nicolas Sarkozy, Jean-Luc Mélenchon, Alain Juppé ou encore Benoît Hamon, François Bayrou, Bernard Cazeneuve et Florian Philippot ont eux aussi voté dans la matinée. François Fillon devait lui voter par procuration.

Le vote, en période d’état d’urgence, est entouré d’une sécurité renforcée avec plus de 50.000 policiers et gendarmes engagés aux côtés des militaires de l’opération Sentinelle et des polices municipales.

De surprise en surprise, cette campagne présidentielle n’a ressemblé à aucune autre. A commencer par l’absence du sortant, François Hollande. Mais aussi l’ancien président Nicolas Sarkozy ou les deux anciens Premiers ministres Alain Juppé et Manuel Valls, à qui respectivement François Fillon et Benoît Hamon ont été préférés.

Au premier tour, ces deux représentants des partis au pouvoir depuis le début de la Ve République ont eux aussi été balayés par les électeurs.

Particulièrement tendue, la campagne de l’entre-deux tours a connu son apothéose dans un débat télévisé, virulent et confus, mercredi entre les deux candidats.

Derniers soubresauts, à quelques instants de la clôture de la campagne officielle, plusieurs gigabits de documents internes (mails, documents comptables…) de l’équipe de M. Macron ont été piratés et publiés sur les réseaux sociaux vendredi soir, fuite abondamment relayée par l’extrême droite sur Twitter.

Le vainqueur a déjà été invité par M. Hollande à participer à son côté aux cérémonies du 8 mai, commémorant la capitulation allemande en 1945. Suivra une semaine de tractations pour désigner un Premier ministre et former un gouvernement, annoncé après l’investiture du nouvel élu qui pourrait avoir lieu dimanche 14 mai.